La nouvelle année est toujours un prétexte pour se mettre des objectifs ou prendre des résolutions. Les résolutions, c'est un peu ennuyeux. Ca implique qu'on modifie un de nos traits de personnalité ou un rythme de vie, mais on en retire pas forcément un réel plaisir, genre arrêter de fumer, se mettre au sport, ou manger cinq fruits et legumes par jour. Perso, je préfère me donner des petits défis ou des objectifs. Au moins on en tire une satisfaction. Est-on vraiment satisfait de manger 5 fruits et légumes par jour? Est-ce qu'on se dit à la fin de l'année: Ah qu'est ce que je me sens bien, j'ai mangé 5 fruits et légumes par jour cette année! La résolution est prise comme une contrainte. L'objectif est un défi et une fois qu'il est réalisé, on est satisfait et on peut passer à autre chose.
J'avais 3 objectifs en 2010: courrir un marathon, lire tous les Harry Potter et changer de travail. Sur les trois, j'en ai accompli seulement un. A la fin du mois d'aout, j'étais vraiment en bonne voie pour tous les atteindre! Et puis ca été
le début d'une série... Techniquement j'ai changé de travail en 2010, mais je n'avais pas prévu de le perdre non plus...
Maintenant, c'est le bon moment pour rebattre les cartes, pour se donner des nouveaux objectifs, pour rendre l'année 2011 un peu fun en plus de ce qu'on est à peu près sur de réaliser. Se donner comme objectif: on va bien s'occuper de Marius et Jeannette n'a rien de fun. Bien s'en occuper est une vraie tache mais on a pas le choix que de bien s'occuper d'eux. Ce serait tricher que de se dire: "Ah ben nous en 2011, on a deja Jeannette qui arrive, ca nous suffit!" Merci pour elle...
Chacun de nous a son défi. Madame G a pour objectif de rentrer à Paris en continuant d'avoir un job épanouissant et interressant. Dans notre stratégie de securisation d'un salaire sur deux pour pouvoir rentrer, on s'est dit que ce serait mieux de securiser une carriere plutot. Jusqu'à present, c'est Madame G qui a une "bonne" carriere: à comprendre comme un capital qui serait stupide de gacher parce qu'an final Monsieur G a trouvé un job dans le limousin et Madame G est obligée de "suivre". Attention, on ne dit pas que Madame G pose ses conditions et qu'elle ne veut pas "suivre". Madame G est prete à envisager n'importe quelle situation. Mais ce serait juste stupide de griller ses opportunités parce qu'elle est enceinte et qu'on se précipiterait pour rentrer trop rapidement.
Et puis au final, en ce qui me concerne, j'ai décidé de remplacer ma recherche de travail en défi et non pas en résolution. Dire début 2011: cette année je trouve un travail releve plus de la contrainte que de l'envie. Oui effectivement, nous sommes encore dans un monde ou pour pouvoir survivre et faire vivre une famille (de 4 en plus) il nous faut deux sources de revenus. Mais si c'est une contrainte et non pas une envie de trouver un travail, qu'est ce qui me ferait envie alors? J'ai envie d'un travail où quand je prends une décision il faut que je l'assume derriere et qu'elle ne soit pas perdue dans le "processus de décision". J'ai envie de risques. J'ai envie de voir à quoi sert ce que je fais, etre capable de voir les résultats. Je ne veux plus stresser au travail parce que j'ai peur d'etre humilié dans une réunion, mais je veux stresser pour savoir si j'ai pris la bonne décision et d'avoir hate de voir son résultat. Je ne veux pas mendier pour un travail. Je ne veux pas ressortir tous les bons petits codes et le bon comportement "corporate" qui fait que je décrocherai le fameux CDI. Je ne veux plus me diviser en deux, avec un monsieur G "corporate" de 9h à 19h et un monsieur G "le vrai" le reste du temps. S'affranchir du virement mensuel en fin de mois a un cout... Mais c'est ca qui va transformer 2011 en vrai défi!